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Grâce aux facteurs qui prennent en charge la relève des compteurs d’eau potable, nos techniciens se concentrent sur la surveillance du réseau

Relever et géolocaliser les compteurs
En 2023, le syndicat intercommunal fait le constat que ses ressources internes ne lui permettent plus d’assurer la relève des compteurs dans les délais impartis. « L’une des difficultés est que les compteurs d’eau ne sont pas toujours accessibles sur le domaine public, précise Thierry Deroubaix, Président du SERA.
Potentiellement, il peut être nécessaire de revenir plusieurs fois pour effectuer la relève. Et il faut aussi savoir précisément où le compteur se trouve ». Un premier test réussi la même année a convaincu la collectivité de retenir La Poste dans le cadre d’un appel d’offres pour un démarrage prévu en 2024.
« Il y a deux campagnes de relèves de compteurs, poursuit Thierry Deroubaix, l’une en avril-mai et l’autre en septembre-octobre. L’un des objectifs que nous avions fixés, outre le respect des délais, était d’améliorer la connaissance du patrimoine par la géolocalisation des compteurs et la prise de photos de leurs emplacements précis ».
Une amplitude de service plus importante
Une équipe de 3 postières et postiers a été spécialement formée pour cette mission et équipée de tablettes spécifiques de relève et de remontée d’information.
La relève est en effet l’occasion de vérifier s’il n’y a pas de fuite visible autour de l’installation de comptage afin de déclencher une intervention technique si nécessaire. « Notre indicateur principal de réussite, le taux de relève au premier passage, a été atteint et même dépassé dès la première campagne », se réjouit le Président du SERA.
Les équipes de la Poste ont en effet pu mettre au service de cette mission une amplitude de présence sur le terrain plus importante que les équipes internes du SERA. « Les relèves chez les particuliers ont par exemple aussi pu être effectuées le samedi, permettant d’accéder plus facilement aux compteurs d’usagers qui travaillent hors de leur domicile en semaine », ajoute Thierry Deroubaix.
Permettre aux fontainiers de se recentrer sur leurs missions de surveillance du réseau
Un autre facteur clé de réussite tenait à la qualité de la relève. « La qualité de relève est essentielle pour consolider la confiance de l’usager dans cette nouvelle organisation », souligne Thierry Deroubaix avant de préciser que dans ce domaine également, les objectifs fixés ont été largement atteints. Bien accueillie par le grand public, habitué à la présence de proximité des factrices et facteurs, l’initiative a aussi été bien acceptée par les agents techniques du SERA. « Nos techniciens sont des fontainiers dont la mission première est de surveiller le réseau, de rechercher et de réparer les fuites. L’externalisation de la relève des compteurs leur a permis de se recentrer sur leurs missions à forte valeur ajoutée. Notre vocation est avant tout de préserver la ressource en eau et d’assurer la qualité de la distribution à nos concitoyens », rappelle le Président du SERA.
Soutien à l’expertise de proximité
Au-delà d’un bilan opérationnel très satisfaisant après une seule campagne de relève, le SERA et ses élus se félicitent d’avoir fait appel à La Poste pour ce projet. « C’est aussi une manière pour nous, élus locaux, de soutenir les efforts de diversification de La Poste. Au travers de ses factrices et facteurs, La Poste joue un rôle essentiel pour nos territoires. Ces nouvelles missions répondent donc à plusieurs enjeux tels que l’efficacité de l’action publique, le maintien d’un lien de proximité avec le citoyen ou encore la minimisation des impacts environnementaux », complète Thierry Deroubaix, qui ne cache pas son ambition de voir son exemple suivi par d’autres collectivités confrontées à des défis similaires. À l’échelle nationale, La Poste est en effet l’opérateur de référence pour la relève de compteurs d’eau potable des trois grands concessionnaires privés du service public de l’eau, avec plus de 1,5 million de compteurs relevés chaque année. Mais en 2024 (source SISPEA), plus de 50 % des services de distribution d’eau potable restent gérés par les communes ou les intercommunalités.

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